© Sacha Bernardson 2019

B  I  O  G  R  A  P  H  I  E

Sacha Bernardson, natif de Bayonne, est un musicien, vidéaste et plasticien.

Entre beaux-arts et conservatoire, il débute son travail musical avec la complicité du producteur MaJiKer (Camille, Melissa Laveau, Zaza Fournier) pour un premier album tout en nuances de bois et de cordes. Lave Tes Oiseaux, à l’écriture sibylline et métaphorique, où les rimes françaises côtoient une variation de sonorités tirées d’un unique instrument, une vieille guitare folk, héritage paternel.

 

Émancipé de son label, Sacha explore l’autoproduction avec l’album Backpack en 2011.

En référence à ses études en composition électroacoustique, l’album se compose de musique bruitiste, électronique et d’expériences plus instrumentales, comme sur la pièce Oreiller, construite à partir de ronronnements de chats ; une chorale est constituée grâce à Myspace, le patchwork de 18 voix collectées en parti par courriels est cousu pour la chanson Carelessness.

 

C’est avec ce sac à dos que Sacha s’expatrie en janvier 2012, avec un petit home studio et quelques mots d’anglais.

Au milieu de l’hiver aux Pays Bas, il compose Postkaarten, une collection de chansons au noyau psychédélique. Dans le morceau Rien, Sacha compose un arrangement pour flûte, répondant à Under Zero avec son chœur complexe et éthérique. Sur Photosynthesis, il fabrique une batterie en papier et incorpore une profusion de percussions mobilières (son canapé entre autre) ; sur Idiosyncrasy il renoue avec des couleurs acoustiques accompagné d’une autoharpe, son instrument fétiche.

 

L’année d’après voit naître Dormancy. Plus sombre, il évoque l’héritage des instruments mécaniques  avec l’utilisation de l’ordinateur dans la musique. L’album s’échafaude autour d’une collection d’instruments virtuels, rappelant leurs ancêtres, les boites à musique et autres orgues de barbarie. Les textes quelque peu nihilistes racontent la conception et l’accouchement dans Beast, l’alcoolisme sur Unicorn, la mort dans l’instrumental Blast, mais ne manque pas d’humour avec le clavier chatons dans Internet ou une chanson d’amour dédiée à son lit avec Lauds.

La même année Sacha dévoile Stagnant, en quelque sorte un interlude, une ponctuation avant une expatriation aux Etats-Unis. Stagnant est sortie sous forme physique avec une compilation de titres provenant de Postkaarten et Dormancy en version maquette ou live, accompagnés par la très pop Stagnant et L’Hiver Tiède balade mélancolique en français.

 

C’est à Pittsburgh que démarre la composition de l’album Rockall, à l’aube de 2014. Cette année Sacha travaille sur la bande son du film Don’t Pray For Us d’AJ Dirstystein, artiste plasticienne réalisatrice et écrivaine, collaboratrice de longue date. Jamais édité, cette bande originale très baroque est écrite autour d’un clavecin et d’une batterie de couteaux.

 

Début 2015, installation sur Londres, Rockall toujours en préparation, Sacha entame un triptyque et compose 57°35'48''N​​-​​13°41'19''O coordonnées de Rockall, un îlot planté au milieu de l’Atlantique. Le premier titre, Bain Rituel, parle d’une rupture (« my dear elsewhere, my past love ») et entame un récit aquatique, de l’arroyo à la rivière pour finalement se jeter dans l’océan avec YS en référence à la légendaire ville bretonne engloutie. L’album sort à la fin de l’année après un déménagement en Islande.

Le développement de Rockall se poursuit en même temps que l’élaboration de la bande son du film Pagan Variation, toujours par AJ Dirtystein, long métrage d’art contemporain sur la thématique des tarots d’Alejandro Jodorowsky. Sacha publie la bande-son sous une forme légèrement réappropriée, et nomme l’album Lactem, ayant déjà été commissionné par de nombreux artistes comme la plasticienne Enora Lalet, le peintre Karl Lakolak ou la compagnie de danse Nikki Noves, c’est la première édition de son travail de designer sonore.

Rockall sort finalement en novembre 2017, façonné avec des arrangements vocaux, une multitude de synthétiseurs virtuels ou analogiques et une collection de pulsations électroniques fabriquées à partir d’échantillons de voix, de bruits d’eau et de percussions métalliques. Le son de Rockall se veut calcaire et brillant, il raconte le sentiment de devenir apatrié, et fait écho à des références musicales riches empruntées à la synthwave, la dream-pop, l’indus et la trip-hop. Sur Reykjavik, Sacha monte un chœur de 5 femmes pour l’accompagner sur scène, et se met au défi d’utiliser une collection de contrôleurs MIDI pour sculpter les rythmiques et sa voix, boucler et séquencer. Pour les tournées en Europe, il collabore avec le musicien Benjamin Gibert, ils montent ensemble un concert électronique nourrit de designs sonores, sur une thématique volcanique. Le show s’appréhende comme un voyage immersif au cœur d’un méandre de synthétiseurs, de percussions fracassantes et de paysages bruitistes lunaires, des vrombissements volcaniques jusqu’au cœur d’un feu, pour finalement entendre le son de la neige qui tombe tout en visitant une forêt tropicale. Pendant une année, le duo s’est produit en France et en Espagne, sur le même principe mais en solo, Sacha tourne en République-Tchèque, au Royaume-Uni, au Japon et en Islande. 

Une édition japonaise de Rockall sort en Mars 2018 avec le label Fennely, une version enrichie de 4 titres inédits.

En septembre 2018, Sacha s’installe pour 3 semaines de résidence dans l’Essex (Royaume-Unis) pour travailler avec Alexis Michalek, utilisateur des Mi.Mu gloves, instrument MIDI sous forme de gants, détecteur de mouvements du  degré de flexion des doigts, de la vitesse et la position dans un espace, relié à un logiciel en voie de développement, créé par l’artiste Imogen Heap. La collaboration en cours d’élaboration, s’est déjà produite sur Reykjavik dans le cadre de la résidence Mycelia également initiée par Imogen Heap et devrait s’étendre sur l’année 2019, et pourrait peut-être se transformer en trio avec Benjamin Gibert.     

La troisième et dernière partie du cycle Rockall devrait voir le jour courant 2019 sous le nom de Metaverse, un album de remix, réunissant 15 artistes, accompagné d’inédits, 

de nouveaux édits et de clips.  

 

D  I  S  C  O  G  R  A  P  H  I  E

 

ROCKALL:

Rockall est me sommet d’un volcan subaquatique, situé au milieu de l’atlantique nord.

J’ai choisi ce nom pour tous les symboles que cette petite ile m’évoque : apatride, solitaire et aussi pour

cette situation géographique dramatique.

Je voulais créer quelque chose d’exagérément excentrique, mais aussi luxuriant, sensible et électrique.

Lorsque j’ai enregistré les premières maquettes de ce projet, j’ai trouvé quelque chose de flou qui pourrait

être le sujet, cet état « d’être loin ».

Je me suis imaginé assis sur ce petit rocher, entouré par les vagues et le vent, puis progressivement, les coquillages

et la roche ont commencé à m’envelopper, le personnage de Rockall est né.

J’ai alors composé des paysages sonores avec des nappes de synthétiseurs et des polyphonies vocales,

quelques chose d’exagérément kitsch et dramatique, comme un manga Shojo et ou film de série-b S.F. 

L’album a grandi sur scène avant d’être capturé dans sa forme finale en studio, il a donc eu de nombreuses formes,

j’ai eu l’impression que ça ressemblait à l’érosion, comme ces coquillages rongés par le sel et le vent

et qui laissent apparaitre la nacre.

C  O  N  C  E  R  T  S

 

Tournée Rockall :

 

2017/

-Avril - 11: Hurra, Reykjavik, Islande

-Avril - 26: Gaukurinn, Reykjavik, Islande

-Mai - 9: Urbanguild, Kyoto, Japon

-Mai - 11: Give me little more, Matsumoto, Japon

​-Juin - 9: The Freezer, Rif, Islande

-Juin - 10:  Þingeyri Kaffihús, Þingeyri, Islande

​-Juillet - 23: Akureyri Backpacker, Akureyri, Islande

-Août - 24: Pip, Bordeaux  France

​-Août - 25: Blind Tiger, Toulouse, France

​-Août - 26: La Rouge Rava, Barcelone, Espagne

​-Août - 31: Cara B, Barcelone, Espagne

-Septembre - 1: La lata de bombillas, Saragosse, Espagne

-Septembre - 3: Chateau H, Saint Julia,   France

-Septembre - 7: Quartier Libre, Bordeaux, France

​-Septembre - 14: IBOAT, Bordeaux, France

-Septembre - 16: La Java, Paris, France

-Octobre - 20:   Listastofan (soirée de lancement Rockall), Reykjavík,  Islande

-Novembre - 02:   Whale Watching, Reykjavik, Islande

-Novembre - 15:   Pop In, Paris,  France

-Novembre - 16: Yogapop, Bordeaux, France

-Novembre - 17:  15aine TQI, Toulouse, France

-Novembre - 18: El Chicho, Bordeaux,  France

-Novembre - 19: Château H, Saint-Julia, France

-Novembre - 24 et 25: La Fada Ignorant, Andorre.

-Novembre - 28: premiere partie PERFUME GENIUS, RockSchool Barbey, Bordeaux, France

-Décembre – 6 : Espace Jeanot, Rion, France

-Décembre – 10: MamiTxula, Bayonne, France

 

2018/

-Janvier – 27: Mine D'Art, Dieulefit, France

-Janvier – 19: La Chaoué, Metz, France

-Janvier -  11: Le Kalinka, Toulouse, France

-Mars – 23: Mengi, Reykjavík, Islande

-Mars – 28: West street live, Sheffield, Angleterre

-Mars – 30: The Peer Hat, Manchester, Angleterre

-Mars -  31: The Wee Red Bar, Edimbourg, Écosse

-Avril – 17: Get Used to it Festival, Nîmes, France

-Juin – 28: R6013, Reykjavík, Islande

-Août – 31: Cool V Plote festival, Písek, République Tcheque

-Septembre -  4 : Dock, Ostrava , République Tcheque

-Septembre - 5 : Potrva, Prague, République Tcheque

-Octobre – 11: Weird Kids / Mycelia Night, Húrra, Reykjavík, Islande

-Octobre -  28 : Le Café Vert, Lyon, France

Tournée Japonaise 2018:

​-Décembre – 10:  Chaotic Noise, Kochi,
-Décembre – 11 : k.d.japon, Nagoya,

-Décembre - 12:  Nora Coffee, Akita,

-Décembre – 14: ELLCUBE, Tomakomai,
-Décembre – 15:  OTO-1, Akabira,  
-Décembre – 16 :  PWFLPWR, Asahikawa,
-Décembre – 17 :  Spiritual Lounge, Sapporo,

-Décembre - 18:  hisomine, Omiya,

-Décembre – 19:  Tsutaya O-Nest, Shibuya,
-Décember – 20: Give Me Little More, Matsumoto,
-Décembre – 21: RAF-REC, Yamagata,

-Décembre – 22: ELEVATE, Tsukamoto, Osaka,
-Décembre – 23 : Helluva Lounge, Kobe,

 
WEIRD KIDS logo.png

D e  M a n g e  l e  C h a t  à  W e i r d  K i d s

Au printemps 2009, Sacha fédère le collectif Mange le Chat dans la ville de Bordeaux.

Pendant deux ans, les 25 artistes engagés dans le projet organisent de nombreux évènements et s’entourent de noms tels que Mansfield Tya ou Bjorn Berge.

 

Le collectif Weird Kids est né à Reykjavik début 2017, sous l’initiative de Sacha et de deux autres artistes expatriées, IDK IDA (Danemark) et Rex Pistols (Canada). Le fondement de cette réunion était alors de permettre l’ouverture d’une porte dans l’underground musical islandais et d’offrir une visibilité et un terrain neuf aux musiques orphelines, de la Pop à la musique indus, de la coldwave au blues, des genres borderlines pour leurs genres. C’est dans cette ambiance mutante que le collectif a rapidement décidé de ne pas rester dans le terrain musical mais de réunir toutes formes d’art sur le même terrain de jeux.

Les trois premières soirées Weird Kids furent présentées comme des fêtes, semblables aux bals dans la famille Adams, un freak show artistique, exigeant et inclassable. Dans son expansion, les fêtes sont devenues nuits, squattant les grandes manifestations culturelles islandaises et formant un groupe d’artistes aussi éclectiques que brillants : Rex Pistols, IDK IDA, Umer Consumer, Msea, Sigrun, DVDJ NNS, Madonna+Child, Special K, Sillus, Sunna Fridsons, Ania, Chagall, Raphael Alexandre, Claire Paugam, Korkimon, Post Performance Blues Band, Bagdad Brothers, rA, Godchilla, Qlay, Wiola Ujazdowsk, pour finir l’année 2018 en beauté, à l’aube de la grand-messe Airwaves avec la coordination de la résidence Mycelia / Mi.Mu gloves d’Imogen Heap mi-octobre par Sacha devenu directeur artistique du collectif.

Le Manifeste du groupe a évolué, la prise en charge des nuits sur Reykjavik par une plus grande équipe, Sacha revient sur sa terre natale avec des concepts plein les bras et une longue liste d’artistes à fédérer.

Le concept Weird Kids propose de poser un regard sur l’art tout entier, et de suggérer une coalition entre artistes de différents horizons en mélangeant les médiums, en proposant des collaborations épisodiques et inhabituelles.

 T R A V A I L  G R A P H I Q U E

 

Sacha réalise la presque totalité de ses visuels, sous formes de peintures, de collages, de dessins…

Il va même créer les typographies, les vidéos de la conception au montage, et la conceptualisation de ses séances photos.

Passionné de bande-dessinées et de design, les créations plastiques reflètent à la fois le visage de ses disques,

mais aussi compose une histoire, en observant ses pochettes d’album on peut deviner un fil rouge.