© Sacha Bernardson 2019

Lave tes Oiseaux Sacha Bernardson

I’ve inherited a memory, my father who died at the dawn of his 30 years. I was not yet old enough to create memories, so I grew up near a ghost, a fantasy.
Musician, he left behind a magnificent Lowden guitar, on which he played blues, folk and bluegrass.
When it was time for me to write music, I had a lot of ideas in my head and fingers, and then this instrument that I never really knew how to use.


I wanted to do surrealism, surround myself with symbols, to write in cryptic and sweep away the rational. Instead of playing guitar, I played around the guitar, I wanted to get into the cracks.

The first notes of Lave les Oiseaux appeared on a 4 tracks analog recorder, very far from the sophisticated machines that I studied at the music conservatory at the time.

Embryos of sentences were born on many notepads, and with it, very strong emotions, a desire to speak of being, before being self: the child of someone.

"Lave tes Oiseaux" did not look like anything I wanted to do, in fact it came solitary, unhappy, impatient and immature, but with a solid base, that of exploring the ignored, and trying to sublimate the unknown.

After several trips to Paris, to work in MaJiKer's laboratory, I formed some bands to give concerts, with talented people, infinitely patients. This experience, without being a defeat, has undermined my feeling about the music industry.

 

Finally, this album is not so much the beginning of a story, it is even rather the end. This was my way of “killing the father”, I had decided to keep a trace of him in my surname, even if the idea was to call myself just “Sacha” on the album cover and the credits.

I do not know if I will have the studio tracks back one day, but from few years I had the desire to restore the shape it deserves.

Without news from my label, and with a disturbing silence from my distributor, I simply removed and reordered the tracks, so that it regains its consistency. Today's music formats allow that, and it's a godsend.

J’ai hérité d’un souvenir, celui de mon père, mort à l’aube de ses 30 ans. Je n’avais pas encore l’âge de créer des souvenirs, de par ce fait, j’ai grandi près d’un fantôme, un fantasme.

Musicien, il a laissé derrière lui une magnifique guitare Lowden, dont il jouait du blues, du folk et du bluegrass.

Lorsqu’il était temps pour moi de composer, j’avais tout un tas d’idées dans la tête et dans les doigts, et puis cet instrument dont je n’ai jamais vraiment su me servir.

Je voulais faire du surréalisme, m’entourer de symboles, écrire en cryptique et balayer le rationnel. Au lieu de faire de la guitare, j’ai joué autour de cette guitare, je voulais entrer dans la faille.

Les premières notes de Lave tes Oiseaux sont apparues sur un 4 pistes cassette, très loin des machines sophistiquées que j’étudiais au conservatoire à l’époque, des embryons de phrases naquirent sur de nombreux bloc-notes, et surtout des émotions très fortes, une envie de parler d’être, avant soit : l’enfant de.

Lave tes oiseaux ne ressemblait a rien de ce que je voulais faire, en réalité il est venu tout seul, malheureux, impatient et immature, mais avec une base solide, celle d’explorer l’ignoré, et tenter de sublimer l’inconnu.

Après plusieurs aller-retours sur Paris pour travailler dans le laboratoire de MaJiKer, j’ai formé quelques groupes pour la scène, avec des gens talentueux, d’une infinie patience. L’expérience, sans pour autant être un échec m’a sapé le moral en constatant la santé du métier.

Cet album finalement ce n’est pas tellement le début d’une histoire, c’est même plutôt la fin. Ce fut ma façon de tuer le père, j’avais décidé de porter en patronyme une trace de lui, même si l’idée était de me nommer Sacha tout court sur la pochette et les crédits du disque, comme une ponctuation. Je ne sais pas si je retrouverais un jour les pistes studio de cet album, mais depuis quelques années, j’avais le désir de redonner la forme qu’il mérite.

Sans nouvelles de mon ancien label, et avec un silence gênant de mon distributeur, j’ai simplement enlevé et réordonné les titres, pour qu’il retrouve sa cohérence. Les formats de la musique d’aujourd’hui permettent ça, et c’est une aubaine. 

Music and lyrics by Sacha Bernardson

produced and arranged by Sacha Bernardson & MaJiKer

Originaly distributed by Kif Records and Believe Digital